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Anniviers sous l'épiscopat d'Adrien 1er de Riedmatten (1529-1548) >>> St Luc et Fang rachétent la déme des animaux naissants >>> Glossaire
Anniviers sous l'épiscopat d'Adrien 1er de Riedmatten (1529-1548)
Dés le début de la Réforme (1), le Valais fit alliance avec les cantons catholiques et participa é toutes les guerres de religions.
Berne, le plus puissant des cantons passés au protestantisme, cherchait une occasion favorable de s'emparer du Pays de Vaud. Il la trouva dans les circonstances suivantes : Franéois 1er (2), fait prisonnier é Pavie et conduit é Madrid, était parvenu é briser ses fers en signant un traité qu'il chiffonna au plus vite. Aprés la mort de Franéois Sforza (3), en 1535, il tenta une derniére fois de prendre le Milanais. Il entreprit d'abord de conquérir la Savoie intermédiaire, dont Genéve faisait partie. Déjé protestante, la future Rome de Calvin (4) implora le secours de Berne. Les milices riveraines de l'Aar s'avancérent dans le Pays de Vaud, l'occupérent dés le 22 janvier 1536 et, le 2 février, elles entrérent é Genéve "préchant partout leur tolérante réforme par la bouche du canon et l'étayant du langage persuasif de la force".
Adrien 1er de Riedmatten, héritier de la prudence de Mathieu Schiner (5) dont il fut le bras droit, comprit que le moment était venu d'ajouter é sa mense (6) le reste du "patrimoine de saint Thédodule" et de préserver le Valais de l'infiltration hérétique. Les populations de St Maurice é Evian, abandonnés de leur prince aux prises avec la France, craignant la conquéte bernoise et protestante, demandérent é se soumettre aux Valaisans qui occupérent leur territoire. Aprés avoir fait préter aux habitants le serment de fidélité et établi des gouverneurs, ils s'en retournérent dans leurs foyers. Ils s'étaient engagés é rendre le pays au duc, contre remboursement de leurs frais, s'il parvenait é reprendre Vaud aux Bernois. Mais l'infortuné Charles III demeura pour le reste de ses jours presqu'entiérement dépouillé de ses Etats. Il appartenait é son fils, Emmanuel-Philibert, de reconstituer les domaines de ses péres.

photo 165 : Emmanuel-Philibert de Savoie, par Van Dyck
Dans ces expéditions militaires, les Anniviards entouraient leur enseigne é cété de celle du dizain de Sierre. L'historien Stumpf écrivait en 1548 : "La vallée d'Anniviers est encore une souveraineté libre et singuliére. Les habitants ont une banniére propre qui comporte deux bouquetins debout l'un contre l'autre, l'un blanc sur fond rouge, l'autre rouge sur fond blanc, semblables aux lions de Viége".
STLUC ET FANG RACHETENT LA DIME DES ANIMAUX NAISSANTS
Les héritiers de Pierre de Torrenté possédaient é St Luc la déme (7) des animaux naissants. Le 16 mai 1531, représentés par les fréres Jean et Antoine Massy, ils permirent é leurs débiteurs le rachat de cette déme pour le prix de 60 livres mauriéoises.
Les mémes Jean et Antoine Massy possédaient en propre une déme semblable sur le territoire de Fang. En 1532, ils la vendirent é Jean, de feu Jeannod Perretan et aux deux fils de Jean Bonnard, Franéois et Jean, pour le prix de 4 livres mauriéoises.
retour é l'historique
GLOSSAIRE
(1) Les abus évidents dans le Christianisme et la Papauté, léinvention de léimprimerie, qui amena une dissémination des idées et une liberté de pensée telles quéon néen avait jamais vu auparavant, amenérent un vaste mouvement de réforme religieuse au XVIiéme siécle. Dans différents pays, des réformateurs séélevérent é Martin Luther en Allemagne, Jean Calvin en France et en Suisse, John Knox en écosse, etc., tous fondateurs de sectes é protestantes é é qui entraénérent un grand schisme é léintérieur du Christianisme. Une Contre-Réforme catholique, particuliérement au concile de Trente* (1545-1563), arriva é redéfinir la doctrine catholique et é limiter quelque peu léhémorragie.
(2) Franéois Ier (1494 - 1547), est sacré roi de France en 1515 dans la cathédrale de Reims, et régne jusqu'é sa mort en 1547.
(3) Philippe-Marie (1412-1447) releva le duché de Milan avec l'appui d'une armée mercenaire qui conquit presque toute l'Italie septentrionale. Génes méme tomba pour un temps sous la domination de Milan. Enfin, il sut s'attacher le condottiere Franéois Sforza, dont les tyrans se disputaient les services. Il lui donna sa fille illégitime en mariage et, comme il n'avait pas de fils, lui promit sa succession. Mais de grands troubles éclatérent é sa mort, tant étaient nombreux ceux qui se croyaient des droits sur Milan. Il y avait, en plus de Franéois Sforza, le duc Charles d'Orléans, le duc de Savoie, le roi d'Aragon et Venise. Les Milanais formérent ce qu'ils ont appelé la é république ambrosienne é et chargérent Franéois Sforza de les défendre contre l'ambition de Venise. Il remporta la victoire, puis se retourna contre les Milanais et les contraignit é le nommer duc de Milan en 1450. Gréce é lui, la famille des Sforza arriva au pouvoir, mais elle ne devait pas le conserver longtemps.
(4) Prélat genevois vivant au seiziéme siécle, ayant pour habitude de faire bréler vifs ses opposants, de nuit et sur la place publique, afin d'offrir au bon peuple un spectacle son et lumiére particuliérement saisissant. C'est de cette époque que provient le terme éactualité brélanteé.
(5) Au XVIe siécle, deux personnalités importantes vont séaffronter : Mathieu Schiner et Georges Supersaxo.
LA CONFRONTATION DE SCHINER ET DE SUPERSAXO - Mathieu Schiner consacre les premiéres années de son épiscopat é son diocése et les historiens s'accordent é reconnaétre qu'il est bon évéque. Mais la politique extérieure l'accapare trés vite, le conduit loin du Valais et le brouille avec Georges Supersaxo, son ancien protecteur et allié. Cette lutte incarne aussi l'antagonisme entre le tempérament trés autoritaire du prince-évéque souverain, imbu de ses droits, et les ambitions des dizains, dont la résistance est galvanisée par une personnalité aussi forte que celle de son adversaire. Ces deux personnages sont violents, autoritaires, ils aiment l'argent, le luxe et le faste.
Ce conflit inexpiable est rythmé, du cété du prince-évéque, par les emprisonnements, la torture, les condamnations arbitraires et les excommunications, et du cété de Supersaxo, par les levées de la Matze, les émeutes, les destructions, les pillages et les exécutions sommaires. Le Valais est conduit au bord de la guerre civile.
Dés avril 1510, Supersaxo léve la Matze contre Schiner, qui l'excommunie aussitét. En 1514, pour affermir son pouvoir temporel et mettre un terme é l'application des Articles de Naters, Schiner fait établir une nouvelle rédaction du droit statutaire du pays, qui vise é préserver les droits régaliens de l'Eglise. Le 12 septembre 1517, Supersaxo prend sa revanche politique par la proclamation de la é paix des Patriotes é, dans laquelle ceux-ci revendiquent la direction de la politique du pays et prévoient le remplacement du prince-évéque, au cas oé il serait absent du Valais pendant plus de six mois. Schiner est frappé d'ostracisme. Il ne peut revenir en Valais et meurt é Rome en 1522, aprés avoir failli étre pape.
LE ROLE DE MATHIEU SCHINER - Les Valaisans sont fiers de Schiner car il joue un réle important dans léOccident chrétien. Il réussit, en effet, é infléchir selon ses propres vues la politique internationale de son temps, en étant l'un des acteurs principaux des guerres d'Italie. Comprenant que le pouvoir temporel de l'Eglise est menacée en Europe, il décide de le défendre. Il veut faire l'unité de l'Italie au profit de la papauté et il n'hésite donc pas é envoyer des Suisses sur les champs de bataille italiens, contribuant ainsi é renforcer la cohésion de la Confédération et é faciliter le rattachement du Tessin é la Suisse. Cependant, on peut lui reprocher plusieurs points: le fait que le contréle du Milanais échappe aux Suisses au profit des Espagnols et le fait qu'il contribue é la détérioration de l'image d'une papauté plus préoccupée par le recrutement des mercenaires et la guerre que par la réforme de l'Eglise. Il aurait dé pousser le Pape é plus de prudence face é ce nouveau mouvement. Il va donc é contre-courant de l'Europe des é nations é, son idéal politique et religieux déun monde chrétien, dominé par le pape et léEmpereur ne correspond plus aux forces dynamiques de son époque.
GEORGES SUPERSAXO - Il se sert de son activité notariale pour accaparer les charges de chételain et accroétre sa puissance, n'hésitant pas é utiliser la é chasse aux sorciéres é pour confisquer les biens de ses adversaires. Il déclenche une vaste enquéte contre les soi-disant "déviants", ce qui lui facilite la reprise en mains du val d'Anniviers. Il est chassé par la Matze et meurt é Vevey en 1529. Supersaxo n'a pas de biographe mais une étude de sa vie permettrait de mieux connaétre la réelle force économique et sociale de l'élite et, en particulier, les relations de clientéle qui tissent des liens verticaux é travers l'ensemble des couches de la société.
LA MATZE
Massue de bois, taillée grossiérement pour lui donner la forme déune téte humaine, embléme du soulévement du peuple contre ses oppresseurs aux XVe et XVIe siécles.
[é]La levée de la Matze est un défi, voire un appel é léélimination de léoppresseur, car la massue symbolise léarme primitive donnant la mort. On dresse la Matze [é] é un endroit oé un trés grand nombre de gens sont susceptibles de passer. Chacun y plante un clou[é] ; ce geste scelle léengagement de la personne é léaction entreprise pour restaurer la justice : céest la marque du ralliement. (tiré de Encyclopédie Valais)
(6) Signifie é l'origine table oé l'on mange. Ne sert que dans des phrases comme mense abbatiale, mense capitulaire, mense conventuelle, mense commune. Signifie en fait le revenu qui est dans le partage de l'abbé, des religieux, celui dont les abbés et les religieux jouissent en commun. Exemple: cette terre, cette rente est de la mense abbatiale S'est aussi écrit manse tardivement.
(7) Dés l'époque carolingienne, la déme est obligatoire dans les paroisses pour toutes les prestations du curé (baptémes, messe, sacrements etc.) Quand, par des moyens d'inféodation elles passaient dans des mains laéques, elles suivent le sort ordinaire de tous les fiefs. Elle pouvaient donc étre inféodées, rachetées, incorporées et méme étre converties en rente. Elles étaient généralement payées en nature. Ne pas confondre avec "décime" sorte d'impét exceptionnel (au début), comme pour financer les croisades, imposé au clergé. Voir aussi dans la boéte é outils la page exemples sous taxes - impéts.
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