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Anniviers sous la poussée du libéralisme >>> La commune de voisinage de Fang rétablie >>> Glossaire
Anniviers sous la poussée du libéralisme
En Suisse, le libéralisme (1) qu'on appela aussi " radicalisme " se dirigea contre la constitution de 1815. Celle du Valais, on le sait, consacrait la supériorité du Haut sur le Bas ; (é) les Bas-Valaisans aient cherché é la supprimer ; mais ils auraient dé offrir quelque chose en retour. (é) Pour arriver é leurs fins, ils fondérent une société secréte, d'un banditisme avancé, la Jeune Suisse, (é) Organisés ainsi militairement avec des ramifications dans tous les villages, ils pouvaient abandonner la voie constitutionnelle et prendre celle de la révolte. L'Echo des Alpes du 8 septembre 1839 contenait entre autres ces nouvelles : "Le samedi 31 aoét, les habitants de la vallée d'Anniviers qui se rendaient é Sion pour y vendre au marché du beurre et du fromage, ont été arrétés é Sierre et forcés de rétrograder ; quelques-uns seulement qui avaient pris la route qui passe par Chalais et Bramois sont arrivés. Le samedi précédent, on avait obligé ces pauvres gens é tenir le marché dans le village de Sierre oé ils ont passé la journée sans vendre, les acheteurs ne leur ayant offert que des prix minimes. Quelle liberté pour le peuple et quelle adroite politique !" (é) l'organisation insurrectionnelle eut l'avantage. (é) Les Bas-Valaisans s'avancérent jusqu'é Loéche et Tourtemagne sans rencontrer de résistance. Le canton entier accepta la nouvelle constitution, basée sur l'égalité de toutes ses parties. (é) la Jeune Suisse aurait dé se dissoudre (é) ses partisans en voulurent davantage. Ils eurent la malencontreuse idée de s'attaquer é l'Eglise. (é)
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photo 171 : Sonderbund, 1845-1847
En méme temps se forma sur son modéle, mais dans un sens diamétralement opposé, la Vieille Suisse. (é) la Vieille Suisse mobilisa ses effectifs. (é) S'avanéant en bon ordre jusqu'é St-Gingolph, la Vieille Suisse désarma et extirpa la Jeune. (é) Beaucoup de cantons, aprés avoir renversé leurs institutions de 1815, voulurent aussi porter des changements dans la Confédération, 7 Etats catholiques s'unirent pour la défense de leurs plus chers intéréts. Cette alliance séparée, entiérement légale d'ailleurs, prit le nom de Sonderbund (2). (é) Le général Dufour reéut le commandement des troupes radicales, fortes de 100000 hommes. (é) les conservateurs ne pouvaient en opposer que 30000. (é) le 2 décembre, ils (les radicalistes) votérent la suppression des immunités ecclésiastiques, l'administration civile des biens du clergé et l'expulsion des jésuites. (é) Dans un référendum, le gouvernement demanda s'il ne convenait pas de la faire payer (la contribution de guerre) aux fauteurs de troubles. (é) la nouvelle constitution (é) consacrait tacitement l'abolition (é) du référendum (é) Maétre absolu, le radicalisme manifesta combien il était le copiste des révolutionnaires de 1789 qui, tout en se prétendant les délégués de la nation, se moquaient d'importance de sa volonté, ne la consultaient jamais pour aucune loi et défaisaient ou tronquaient é leur gré les élections des députés. Ce triomphe des meneurs chez nous eut un funeste retentissement dans le reste de l'Europe. En Suisse, s'élabora une constitution fédérale, également sans référendum, é centralisation plus prononcée, plus coéteuse et souvent préjudiciable aux légitimes libertés locales. Elle fut proclamée le 12 septembre 1848.
LA COMMUNE DE VOISINAGE DE FANG RETABLIE
Fang était une commune de voisinage, comme Cuimey, Zinal et tant d'autres qui n'exeréaient pas de police. Lors de la Révolution franéaise, elle s'unit, ainsi que celle de Chandolin, é celle de St-Luc et y confondirent leurs avoirs. A la Restauration (3), le tiers de Chandolin sortit é son compte, mais Fang ne s'en sépara point. Cette situation dura jusqu'é la confection de l'acte suivant, daté du 12 février 1851 et établi pour une période de cinq ans : "La commune de Chandolin reste comme du passsé dans toute son intégrité telle qu'elle a été depuis des siécles jusqu'é ce jour, tant droit de police que autres ; en un mot, rien ne sera dérogé. La jouissance des vignes et son produit est arrété comme suit : 1/ Les vignes seront partagées pour le terme déjé dit. Il sera libre é chaque communier de s'unir avec les villageois de Chandolin ou avec ceux de Fang. 2/ Ceux de Fang auront droit é un tonneau pour le transporter é Fang sur titre d'inventaire avec charge de le restituer dés le moment de la réunion, lorsqu'elle aura lieu. 3/ Ceux de Fang et tous ceux qui se joindront é eux auront aussi droit, d'aprés leurs proportions de communiers de jouir des édifices de la commune tant é Sierre qu'é Chandolin. 4/ La commune de Chandolin paiera comme suit é ceux de Fang 20 écus é titre des frais faits par eux dans ce procés, néanmoins en compensation de 4 louis d'or qui ont dé étre promis antérieurement. 5/ L'honorable assemblée réunie aujourd'hui déclare étre débitrice de 90 écus bons en faveur du fonds de classe du village souvent dit, argent provenant de bande de prise dont la commune a fait l'emprunt. La commune remboursera aussi au président 3 piéces de 5 francs. 6/ Il est observé et arrété que ledit partage ne se fera que entre les bourgeois qui existent en ce moment et pendant ledit terme. Les fils qui voudront entrer bourgeois, il fera partie pour ladite jouissance lé oé son pére y était. Les fils non communiers en ce moment, ayant l'ége, peuvent se déclarer de quelle partie ils veulent étre"(é).

Au terme des cinq ans, on décida de prolonger d'une année les effets de cette convention. Mais, le 15 mars 1856, il se trouva une majorité pour revenir au systéme précédent. Ceux de Fang, en minorité, recoururent é l'Etat. Ils argumentaient ainsi par l'organe de l'avocat Rion : Puisque l'essai s'est révélé avantageux, il faut le continuer. Mais ceux de Chandolin prétendaient avoir basé leur délibération sur les motifs suivants : "1/ Sur les abus qui se sont commis et auxquels la séparation provisoire a donné lieu ; 2/ sur le désordre et l'insubordination qui a régné dentre les ouvriers des deux partis et qui a fait que les travaux ont été mal exécutés ; 3/ sur ce qu'un partage en jouissance des biens communaux est contraire é l'esprit d'union si désirable entre les membres d'une méme famille et surtout d'une petite commune ; 4/ c'est d'ailleurs peu logique de décomposer un ensemble bien établi, pour satisfaire aux exigences d'une poignée d'individus".
Les habitants de Fang contestérent que l'assemblée du 15 mars avait été convoquée réguliérement pour délibérer de la jouissance des vignes. D'ailleurs, le partage de cette jouissance ne pouvait nuire é l'union des deux communautés. Plutét que de distribuer le vin les jours de corvée, dans la maison bourgeoisiale, il vaudrait mieux le faire durant le travail des vignes. Le surplus de la récolte pourrait étre vendu au profit de toute la commune.

Celle-ci se héta de donner satisfaction aux communiers de Fang, arrétant, le 6 décembre 1857 : "Article 1.-Le conseil passera du vin aux communiers dans les réunion suivantes : a/ les deux jours employés au réglement des comptes é Chandolin, b/ le jour de la nomination du conseil é Chandolin, c/ les jours de travaux des vignes, d/ les jours de manéuvres et de corvées extraordinaires (ordonnées) par le conseil.
Article 2.-La portion de vin é distribuer dans chacune de ces réunions ne dépassera pas un demi-pot par communier présent. Les jours des travaux des vignes, elle pourra étre portée é un pot pour les meilleurs ouvriers. Article 3.-Le surplus de vin qui ne sera pas absorbé par les répartitions ci-haut fixées sera vendu et le produit sera encaissé au profit de la commune.".
On n'a plus ensuite de nouvelles de la séparation. Y eut-il jugement ? Accord amiable, exprimé, écrit ou tacite ? On n'en sait rien. Mais dés lors, la commune de voisinage de Fang, avec son territoire approprié, sans police ni juridiction cependant, existe é peu prés en l'état qu'elle eut dés son origine et jusqu'en 1798. A cété d'elle, une société répond du culte en l'église Ste-Euphémie. C'est une part prélevée pour ce but, é l'époque de la Restauration, sur les biens de l'ancienne confrérie du St-Esprit (4), en faveur du seul village du tiers de St-Luc resté attaché é la paroisse de Vissoie. Les deux petites corporations aurait avantage é fusionner et é unir leurs efforts pour la prospérité spirituelle et matérielle de la localité, au besoin par des réclamations auprés de la municipalité.

C'est encore en 1859, que Pierre Waser, fils de Jean-Dominique, originaire du Tyrol, entreprit de partir pour l'Amérique du Sud. Ayant acheté depuis peu la participation é la commune de Chandolin, il en obtint la restitution de cent francs fédéraux pour l'abandon des ses droits.
photo 173 : Martyre de Ste Euphémie
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GLOSSAIRE
(1) De liber, libre. Philosophie politique fondée sur le primat de l'individu reconnu comme une personne ayant des droits fondamentaux comme la liberté de conscience et d'expression. Au plan juridique, il postule l'égalité devant la loi ainsi que l'habeas corpus ; au plan politique, la liberté d'association, de presse et des institutions représentatives ; au plan économique, la liberté d'entreprendre et le respect de la propriété privée ; et au plan commercial, le libre-échange.
(2) Le Sonderbund ("alliance séparée" en allemand) fut créée en 1845 entre 7 cantons catholiques et conservateurs dans le but de protéger leurs intéréts face é une centralisation du pouvoir.
(3) La Restauration est le régime qui succéda au Premier Empire et fut renversé en 1830. Ce régime, marqué par le rétablissement des Bourbons, comporta en fait deux périodes : la premiére Restauration, qui voit la royauté rétablie au profit de Louis XVIII, (avril 1814 - mars 1815), interrompue par l'épisode des Cent-Jours, durant lesquels Napoléon reprit le pouvoir, est suivie d'une seconde Restauration (juillet 1815 - juillet 1830), au cours de laquelle Louis XVIII régne jusqu'en 1824 et Charles X, son frére, de 1824 é 1830.
(4) Merci de m'envoyer la définition en cliquant  ici.
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